Si vous êtes à la recherche d’un itinéraire à vélo en Gaspésie qui combine paysages époustouflants, découvertes gourmandes et efforts physiques bien dosés, cet article est pour vous. Ce parcours de 220 km, au départ de Sainte-Flavie et avec une nuitée à Amqui, propose un équilibre parfait entre défis sportifs et moments de détente.
En plus de rouler sur des routes 100 % pavées, vous avez également la possibilité de tester une option gravelle pour éviter la route 132 lors du jour 2. Suivez nos conseils pour profiter au maximum de cette aventure et découvrir la beauté sauvage de la Gaspésie et ses microbrasseries sur deux roues.
Détails de l’itinéraire
220km, environ 1500m de D+, routes 100% pavées (sauf si option gravelle jour 2)
- Jour 1 : 142 km, 900m de D+
- Jour 2 : entre 78, 500m de D+ et 83km, 800m de D+ (option gravelle pour éviter la 132)
Bien que la distance totale puisse être réalisée en une seule journée pour les plus motivés, je vous recommande de prendre votre temps pour pleinement profiter des arrêts et des superbes paysages qui s’offrent à vous tout au long du parcours.
La dernière fois que j’ai roulé en Gaspésie, c’était pour un tour complet de la péninsule dans le cadre de mon entraînement pour mon premier événement d’ultracyclisme en Europe, qui a finalement été reporté en raison de la pandémie.
Même si j’avais bouclé les 1500 km en seulement huit jours et que je n’avais pas eu beaucoup de temps pour flâner, j’avais quand même pris soin de planifier quelques arrêts dans des microbrasseries. Je m’étais alors promis que, si je revenais pédaler en Gaspésie, je prendrais davantage mon temps. Cet été, c’est ce que j’ai fait : un parcours sur deux jours aux portes de la Gaspésie, agrémenté de découvertes inédites.
Jour 1 : Sainte-Flavie, Matane, Amqui
En dormant au gîte du Vieux Quai de Sainte-Flavie, non seulement vous serez parfaitement situé pour débuter cet itinéraire, mais vous pourrez en plus profiter des plus beaux couchers de soleil la veille de votre départ.

Dès les premiers coups de pédale sur la route 132, je me suis rappelée qu’en Gaspésie, il vente plus souvent de l’Ouest que de l’Est, mais une chose est sûre : il vente tout le temps! Je me doute que je vais payer dès que je bifurquerai après Matane, mais tant pis, pour l’instant, je profite du coup de pouce d’Éole. J’avais aussi oublié à quel point c’est beau de contempler les vagues et les plages en roulant.
Dès les premiers coups de pédale sur la route 132, on se rappelle vite que, en Gaspésie, le vent souffle plus souvent de l’ouest que de l’est, mais une chose est sûre : il souffle toujours! Les vagues et les plages défilent sous les yeux et rappellent la beauté brute du littoral gaspésien.
Même si la route 132 offre un accotement assez large, elle demeure très fréquentée, étant la principale voie reliant les villes et villages de la région. Pour échapper un peu au bruit, suivez les détours de la route verte. Le premier, à la hauteur de Métis-sur-Mer (Les Boules), vous permet d’observer de grandes roches laissées par les glaciers.
Après avoir grimpé un raidillon, vous reviendrez sur la 132. Afin de bien vous rendre à bon port, un arrêt gourmand à la Fromagerie du Littoral est tout indiqué pour un ravitaillement. Allez-y pour un sac de fromage en grains frais du jour et pourquoi ne pas essayer une eau pétillante à l’épinette pour vous redonner de l’énergie?




Si vous ne le saviez pas, sachez qu’un vignoble se cache à quelques kilomètres dans les terres, à Saint-Ulric. Le détour vaut la peine : le vignoble Le Carpinteri, avec ses installations évoquant l’Italie, impressionne dès l’arrivée.



Les 17 km restants jusqu’à la microbrasserie La Fabrique de Matane sont plutôt roulants et vous serez bien servis pour les ravitaillements, encore une fois. Un incontournable, en été, est la délicieuse guédille aux crevettes et au homard pour vous donner les forces nécessaires pour affronter la suite en direction de Sayabec, puis d’Amqui.



Malgré les vents dominants habituellement contraires, la route 195 offre une expérience agréable, avec peu de trafic et un accotement généreux. En bifurquant sur le chemin de la Coulée Carrier, vous traverserez le parc de la Seigneurie-du-Lac-Matapédia, un tronçon calme, malgré un bitume un peu modeste.
L’ascension de 5 km marque le plus gros du dénivelé de la journée, mais une fois les jambes bien échauffées, ce passage devient très agréable. À l’abri du vent, longer le lac Matapédia sous une chaleur intense vous donnera presque envie de vous y jeter! Heureusement, une pause s’imposera à la Chocolaterie BelJade pour une crème glacée, suivie d’un rafraîchissement bien mérité à la microbrasserie La Captive d’Amqui.



Jour 2 : Amqui – Sainte-Flavie
Après une nuit de repos à l’Auberge l’Ambassadeur et un copieux déjeuner, vous serez prêt à reprendre la route. Le trajet commence doucement avec une traversée tranquille d’Amqui, où vous passerez par un magnifique pont couvert. Avec la chaleur toujours au rendez-vous, l’arrêt à la Vallée de la Framboise à Val-Brillant est particulièrement apprécié pour savourer une slush aux framboises fraîchement cueillies sur place.
Les rangs qui permettent d’éviter la 132 avant Sayabec sont agréables à rouler. Si vous préférez prolonger l’évasion hors de la route principale, une option gravelle d’environ 15 km est possible via la route de la Montagne, entre Saint-Cléophas et Saint-Moïse. Ensuite, revenez vers Sainte-Flavie en passant par les villages de Padoue et de Saint-Octave-de-Métis, afin d’éviter la 132 tout en ajoutant quelques bosses supplémentaires (environ 250 m de D+).




Autres microbrasseries après votre ride de vélo ?
Enfin, après deux jours de pédalage, vous serez ravi de voir à nouveau la mer au loin. Le périple se terminera en beauté à la microbrasserie Le Ketch, avec un burger délicieux et une pinte bien méritée. Santé!
Un merci tout spécial à Tourisme Gaspésie pour l’aide à la planification de l’itinéraire et les recommandations d’arrêts gourmands.
Article original sur Pinteuse Blogueuse





Geneviève Healey est chroniqueuse à Vélo Mag et Nature-Humaine. Ultracycliste et instructrice de spinning à ses heures, elle est aussi collaboratrice pour la revue Nature-Humaine. Retrouvez-la sur son blogue PinteuseBlogueuse.


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