Le Temps d’une Bière

L’évolution du marché de la bière

La consommation de bière est estimée à 200 milliards de litres par an. C’est un chiffre de production mondiale qui laisse présager un marché en pleine croissance. En concurrence avec le vin, les consommateurs continuent d’apprécier la saveur de cette boisson fermentée.

La bière : une affaire de tous les pays !

Ce breuvage est sans doute le plus connu et le plus répandu au monde. Son ancienneté, son histoire symbolique et son goût particulier ne font qu’accentuer le plaisir de chaque amateur. Au cours des années qui ont suivi, des générations ont vu bon se succéder de nombreux profils aromatiques de bière. Les différents types de bières disponibles sur le marché permettent aux consommateurs de profiter d’un large éventail de caractéristiques et autres principes odorants. Dans les salons de café ou dans les restaurants, les clients s’en passent très rarement. Après l’eau et le thé, la bière est l’une des boissons fermentées les plus attrayantes. À tel point qu’elle soit devenue la « boisson de masse », largement vendue en détail dans les commerces.

Dans ce marché en constante évolution, les modes se succèdent à un rythme effréné. Et récemment, ce sont les bières IPA, India Pale Ale, qui ont la cote. L’explosion du secteur de vente de bière touche des continents et des populations comme les Etats-Unis et l’Europe. En effet, les microbrasseries se développent aux États-Unis en 1980 puis, beaucoup plus récemment, en France .

Les grandes entreprises de fabrication font connaître leurs spécialités dans les rues et étendent leur production partout, même dans les pays pauvres. Si l’on pousse l’analyse un peu plus loin, on constate que l’activité agricole tire un bénéfice du succès de la bière. En associant la production des ingrédients indispensables à l’économie, l’univers de la brasserie tire l’agriculture vers le haut, d’autant plus que les plantes utilisées sont d’une grande valeur, les terres d’origines sont loin de décliner.

La demande pour les boissons à faible teneur en alcool

Les brasseries se multiplient dans le monde entier et la demande de bière explose. Étrangement, la demande pour la bière donne des signes de ralentissement, mais certains styles de bière, eux, sont à la hausse.

Les boissons faibles en alcool sont étonnamment les plus demandées. D’après les statistiques, la vente de bière à faible teneur en alcool est en augmentation. Cela s’explique par la montée de la sensibilisation de la santé chez les jeunes consommateurs qui continuent d’apprécier le côté désaltérant de la lager

Voyant ce fait comme une opportunité, les groupes de production s’occupent à diminuer le prix des bières à 2,8 % ABV. Les influences gustatives des clients déterminent positivement la situation des ventes de cette boisson. 

C’est un marché porté par la croissance en valeur. Il s’oriente vers des produits de meilleure qualité. En 2012, il était estimé à 520 milliards de dollars. Juste avant la crise pandémique, l’estimation était de 600 milliards de dollars. Et d’ici 2026, le chiffre d’affaires devrait atteindre les 670 milliards de dollars. Ces derniers temps, la croissance des revenus des amateurs de bières a été plus lente que l’inflation. La consommation de bière par habitant a donc reculé. Par conséquent, les brasseurs font face à de gros enjeux pour un nouveau lancement !

Quant à la tendance dans ce secteur, on note l’importance des réglementations locales. Par ailleurs, on constate une préoccupation croissante pour la santé et le bien-être, tant chez les générations plus âgées que chez les jeunes. La clientèle se féminise également, ce qui pousse vers de nouveaux créneaux comme la bière biologique, sans alcool ou encore à faible calorie. Aussi, la premiumisation pour des consommateurs plus exigeants avec des produits plus diversifiés. 

La concurrence internationale

Tout le monde peut brasser de la bière chez soi à partir des ingrédients de base. Cette activité est tellement accessible qu’économiquement, il est nécessaire de produire dans des sites proches du lieu de consommation. En effet, de nombreuses marques mondiales sont impliquées dans des systèmes de licences. Les grands fabricants représentent une part de marché considérable à l’échelle mondiale :

  • Anheuser-Busch InBev
  • Molson Coors
  • Heineken
  • Boston Beer Company
  • Constellation Brands
  • SABMiller
  • Carlsberg Group

Concernant les volumes, la consommation de bière engendre une stagnation depuis 10 ans avec 1 %.

Une augmentation de consommation en France 

L’offre de bières françaises augmente et dépasse celle du Royaume-Uni. Si la France ne comptait que 246 brasseries en 2006, on en compte plus de 2000 en 2020. Prenant en compte l’écologie et l’ancienne tradition de fabrication, les brasseurs français mettent en avant les produits du territoire. En moyenne, la consommation était de 30 litres en 2015, et de 32 litres en 2019. Cependant, elle est encore loin d’atteindre la moyenne européenne de 70 litres par an.

La brasserie artisanale domine 

La grande tendance actuelle est de fabriquer des bières à partir de matières premières uniquement locales. Les marchés de bières artisanales sont en pleine croissance! En quelques années, les Alpes ont conquis une grande place en terme commerciale. De plus, elles répondent à une demande des consommateurs pour des produits locaux. C’est en France que la recette traditionnelle de la bière se généralise : malt, orge, riz, houblon, levure, eau. Notons que ce pays d’Europe occidental est le premier exportateur mondial de malt.

Les bières industrielles ne plaisent plus à tout le monde malgré l’offre importante disponible. En effet, les consommateurs de bière veulent surtout saisir l’occasion puisqu’ils peuvent désormais développer leur palais et ajouter leurs arômes de choix dans la bière artisanale. Les artisans brasseurs véhiculent l’authenticité et l’originalité de la bière locale. La progression est de 6 % au cours des 6 dernière années et le marché de la bière artisanale est de 3 %. Aussi, les brasseries artisanales augmentent chaque année, surtout depuis 2013. 

Pierre-Olivier Bussières

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